Richard Virenque

Biographie ( source Wikipédia)

Enfance et carrière amateur

Richard Virenque intègre à 13 ans l’équipe Vélo Club Hyèrois. Comme amateur, il court avec l’équipe du Mimosa Sprint Mandelieu et l’ASPTT Paris1.

1991-1992 : RMO : les débuts

Richard Virenque passe professionnel en 1991 dans l’équipe RMO. Marc Braillon, le président-directeur général de l’agence d’intérim RMO, a été séduit par son « punch » lors du championnat du monde amateur de 1990 à Utsunomiya au Japon et a imposé au directeur sportif de son équipe cycliste Bernard Vallet, guère convaincu par ses performances, de le recruter2.

S’illustrant rapidement sur des terrains escarpés, il termine deux fois 2e du Trophée des grimpeurs avant de prendre le départ de son premier Tour de France en 1992. Deuxième de la 3e étape, devancé par son compagnon d’échappée Javier Murguialday, il porte une journée le maillot jaune à 22 ans seulement, et termine 2e du classement du meilleur grimpeur. Suite à cette péripétie, le Tour de France et le maillot à pois conserveront une place particulière dans la carrière de Richard Virenque.

1993-1997 : Festina : la consécration

Continuant son apprentissage chez Festina, Virenque remporte en 1993 une étape du Tour du Limousin, qu’il termine deuxième, obtient la 5e place du relevé Critérium du Dauphiné libéré, et termine 19e du Tour de France1994 est l’année de la confirmation pour Richard Virenque. Terminant 6e du Het Volk et du Critérium du Dauphiné libéré, vainqueur du Trophée des grimpeurs, il prouve dès avant le Tour qu’il peut briller sur tous les terrains. Au sein de l’équipe Festina, avec son coéquipier Luc Leblanc, Virenque anime le Tour de France. Vainqueur de la 12e étape à Luz-Ardiden après une longue échappée solitaire, il s’empare de la deuxième place du classement général derrière Miguel Indurain. Moins à l’aise dans les Alpes, Virenque termine 5e du Tour et remporte le maillot à pois de meilleur grimpeur. La même année, Virenque termine 2e du Grand Prix de Plouay et 3edu Championnat du monde remporté par son coéquipier Luc Leblanc. Il termine la saison avec 4 victoires.

La saison 1995 de Richard Virenque confirme le talent du coureur. 2e du Midi libre, deux fois vainqueur d’étape sur le Critérium du Dauphiné libéré, il ne pèse cependant pas réellement sur le déroulement du Tour de France, qu’il termine à la 9e place. Il remporte cependant haut la main le maillot à pois pour la 2e année consécutive, et s’impose le 18 juillet à Cauterets dans la dernière étape de montagne, au terme d’un nouveau raid solitaire, étape au cours de laquelle l’Italien Fabio Casartelli trouva la mort, suite à une chute, dans la descente du col de Portet-d’Aspet. Après le Tour, il remporte la Polynormande et plusieurs critériums avant de s’aligner pour la première fois au départ du Tour d’Espagnequ’il termine à la cinquième place, devancé comme sur le Tour par son grand rival français, Laurent Jalabert, qui l’emporte. Virenque termine la saison 12e mondial au classement UCI.

La saison 1996 de Richard Virenque est à nouveau axée sur la préparation du Tour de France. Neuvième de Liège-Bastogne-Liège, 3e du Midi libre, puis du Critérium du Dauphiné libéré, dont il remporte une nouvelle étape, Virenque compte parmi les principaux adversaires de Miguel Indurain, déjà cinq fois vainqueur. 7e après le passage des Alpes, il profite des Pyrénées pour distancer nombre de ses concurrents et monter sur le podium. Obtenant une surprenante 7e place lors du contre-la-montre final à Saint-Émilion, il préserve sa 3e place au classement général face à son coéquipier Laurent Dufaux, et remporte un troisième maillot à pois. 5e des Jeux Olympiques à Atlanta, auteur d’une échappée de 120 kilomètres reprise dans le dernier kilomètre de Paris-Tours3, 7e du Tour de Lombardie et vainqueur du Tour du Piémont, il termine la saison à la 7e place au classement UCI.

En 1997, Virenque tient sa meilleure chance de victoire sur le Tour de FranceMiguel Indurain retraité, ses deux principaux adversaires sont deux coureurs de la Telekom : le tenant du titre, Bjarne Riis, 33 ans, et son jeune coéquipier, 2e surprise du Tour de France 1996Jan Ullrich. Vainqueur du Grand Prix de la Marseillaise en début de saison, il se présente sur le Tour avec moins de références que les autres années. Il distance Bjarne Riis dans la première étape des Pyrénées, mais est nettement battu le lendemain par Jan Ullrich dans l’ascension vers Andorre-Arcalis. Surprenant 2e de la 12e étape contre-la-montre à Saint-Étienne, il aborde les Alpes en deuxième position, mais avec plus de 5 minutes de retard sur Ulrich. À plusieurs reprises, Virenque tente de distancer Ulrich, en particulier dans l’étape menant à Courchevel, qu’il remporte, mais en vain. Il termine 2e du Tour de France 1997, avec plus de 9 minutes de retard, et remporte un quatrième maillot à pois.

2001-2004 : Domo-Farm Frites : le retour

Prologue du Tour de France 2004.

Au mois d’octobre 2001, Virenque, le grimpeur, remporte avec panache la plus plate des classiques, Paris-Tours, prouvant son caractère offensif après un an d’absence . Sa quatrième place sur le Tour de Lombardie laisse également peu de doutes sur sa motivation.

Moins tranchant qu’au cours de la première partie de sa carrière, Virenque se concentre toujours sur le Tour de France. Il remporte deux nouveaux maillots à pois, en 2003 et 2004 rejoignant, puis dépassant, Lucien Van Impe et Federico Bahamontes au palmarès, avec 7 victoires. Il remporte également trois nouvelles étapes du Tour, au terme de trois nouveaux raids au long cours. En 2002, il l’emporte échappé au sommet du célèbre mont Ventoux. En 2003, s’échappant dans la première étape de montagne, il l’emporte à Morzine pour la deuxième fois, et porte pendant une journée le maillot jaune, 12 ans après le premier. Enfin, en 2004, il remporte en solitaire à Saint-Flour sa 7e et dernière étape du Tour de France. À cette occasion, il est le dix-huitième cycliste du tour de France à avoir gagné plusieurs étapes sur une période de dix ans ou plus. Virenque termine dans les vingt premiers du Tour lors de ses trois dernières participations, et prend sa retraite sportive à la fin de la saison 2004.

L’après-cyclisme

Durant l’opération « On a tous un cœur » durant le Tour de France 2009 à Montpellier.

Depuis 2005, Virenque officie comme consultant de la chaîne Eurosport, aux côtés de Jacky DurandJean-François Bernard et du journaliste Patrick Chassé.

La même année, il a participé à une course d’endurance, les 24 heures de Spa au volant d’une Dodge Viper avec le Force One Racing, pour sa 1re participation. 15e sur la ligne de départ, il a fini 13e au classement général de la course et deuxième de sa catégorie.

Le , l’ancien champion cycliste est admis à l’hôpital de Moûtiers puis transféré au CHU de Grenoble après une grave chute survenue lors d’une courte épreuve chronométrée individuelle de six kilomètres à Méribel organisée dans le cadre de l’Alpes Open Tour, une épreuve cyclosportive de cinq jours sur des parcours de haute montagne. Il souffrait d’une fracture du nez, d’une fracture ouverte au front et de plaies sur le visage, on lui a fait 32 points de suture. Il ne portait pas de casque lors de ce contre-la-montre.

En 2009, il sponsorise les vélos électriques Richard Virenque by Hilltecks bike.

Il est également consultant pour la station de radio Europe 1 depuis 2011. Il officie durant le Tour de France dans l’émission Le Club tour tous les soirs tout au long de l’épreuve. De plus, il intervient de temps à autre dans l’émission Europe 1 Sport, essentiellement lors des grandes épreuves.